Le camping : le plein-air pour la pleine conscience

Rien de tel que l’été pour s’adonner aux joies du camping. Profiter de la nature, se débarrasser du superflu et vivre au rythme du soleil, la vie en plein-air a du bon !

Se reconnecter à la nature

Pour moi, le camping n’a d’intérêt que s’il est vécu comme une version allégée de la vie de tous les jours, en tenant compte de l’effet nouveauté avec ses imprévus. A quoi bon faire l’escargot en se concoctant une maison portable puisque le jeu consiste à voyager le plus léger possible. L’essentiel en vacances est d’avoir ce qui est indispensable pour ses besoins les plus basiques, comme dormir, se laver, se vêtir. Quant au superflu… qu’il reste à la maison ! Le minimalisme que propose le camping nous oblige à nous recentrer sur ce qui est utile, efficace, fonctionnel. Nos sacs remplis d’accessoires et nos objets connectés deviennent d’autant plus futiles lorsque l’on profite de vacances au grand-air. Que ce soit la version camping en bord de mer, en montagne, ou encore plus simplement à la campagne, le principe est tout le temps le même dès lors qu’il s’agit de profiter du cadre naturel qui nous entoure. Faire corps, diraient certains pour qui l’expression n’est pas trop forte. Tous issus de la nature depuis l’aube des temps, sans exception, nous en sommes désormais si souvent déconnectés dans le chaos insondable de la cité urbaine. Au camping, les activités physiques ne sont plus une contrainte (comme on peut le ressentir au quotidien) mais deviennent les temps forts de la journée, parfois contre toute attente. Le corps se familiarise de nouveau avec certains types d’efforts contribuant juste à son entretien naturel. Qui n’a jamais parlé ainsi avec satisfaction de « bonne fatigue ». Si de plus en plus, les campings rivalisent d’ingéniosité pour satisfaire nos moindres envies, il en est une que beaucoup d’entre nous placent au dessus du lot : jouir d’un environnement digne de ce nom, où le spectacle de la nature n’est pas un vain mot.

Le camping pour revenir à l’essentiel

Se baigner, marcher, se balader, manger, et pourquoi pas même faire la vaisselle dans des conditions spartiates, sont des activités à nouveau vécues de façon pleine et entière, pour elles-seules, en pleine conscience. On réapprend à savourer la chaleur d’un pull quand la nuit tombe, à apprécier le chant des grillons qu’on avait oublié au fin fond d’une mémoire ancestrale, on connaît le plaisir réel d’écouter la pluie dont nous protège une si mince toile de tente. Dans sa plus grande simplicité, la nourriture dans ce contexte aurait presque la saveur d’un retour de chasse, qu’un repos mérité achève de faire paraître comme le meilleur des repas. Au camping, l’attention portée à notre apparence physique devient secondaire au profit du bien-être de notre corps, de notre confort véritablement intérieur. Les mains au contact de la terre, de l’air, des pierres, de l’eau semblent moins sales que dans l’univers aseptisé de notre quotidien. Les priorités changent forcément dans un tel changement de décor. Les petits tracas du quotidien se voient vite remplacés par des choses plus concrètes auxquelles on donne plus de sens, avec peut-être plus de raison. Le rythme du soleil nous reconnecte à une horloge interne bannie et étouffée dans un monde qui sollicite bien d’autres de nos capacités et de nos sens. Le temps qu’il fait, le temps qui passe, le temps que l’on s’accorde pour fréquenter la nature se savourent pleinement, n’ayant d’autre effet que de nous révéler à nous-mêmes au bout du compte. Une fois goûté à cette simplicité bienfaitrice car bienfaisante, cette frugalité volontaire et heureuse à la portée de tous, comment ne pas croire que la vie peut parfois apparaître comme un luxe, qui ne se mesure pas selon un prix mais une valeur, si souvent confondus de nos jours ?

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